Le 8 mars est la Journée internationale des droits de la femme. Cette journée doit rappeler que nous devons aussi garantir, à toutes les femmes, le droit à disposer de leur corps, à améliorer la santé et ce, à chaque étape de leur vie.
Ainsi, nous vous proposons, au cours du mois de mars, une série d’articles détaillés sur chaque période de la vie d’une femme et les types d’entrainements préconisés – en ligne sur notre blog et sur Facebook.
Saviez-vous que le corps des femmes est influencé chaque mois par le cycle menstruel ? Celui-ci se compose de quatre phases qui modifient nos hormones, nos émotions et même notre manière de pratiquer le sport.
Dans une société où ces sujets restent encore trop souvent tabous, nous au Lab Cycling avons choisi d’adopter une approche différente et de briser les codes, en parlant ouvertement de l’impact du corps féminin sur la pratique sportive.
Comment s’entraîner avec son cycle ?
Tout au long de la vie, le corps féminin traverse de grandes transformations, de la puberté à la ménopause et elles ont un impact réel sur l’énergie, la performance et le bien-être.
Dans une société où ces sujets restent encore trop souvent tabous, nous, au Lab Cycling avons choisi d’adopter une approche différente et de briser les codes, en parlant ouvertement de l’impact du corps féminin sur la pratique sportive.
Le cycle menstruel influence directement l’énergie, la récupération et la performance. Une étude auprès de 15 joueuses internationales de rugby montre que 67 % d’entre elles estimaient que leurs symptômes menstruels nuisaient à leurs performances, avec des effets physiques (crampes, maux de tête, fatigue) et psychologiques (baisse de motivation, fluctuations d’humeur, difficulté à se concentrer). Comprendre ces variations permet d’adapter ses séances et de rester régulière tout en respectant son corps.
- Phase de menstruations
Pendant les règles, les taux d’œstrogènes et de progestérone sont au plus bas. Cette baisse hormonale peut provoquer fatigue, crampes, inconfort et variations d’humeur, rendant certaines séances plus difficiles. Pourtant, rester active peut aider à améliorer la circulation, soulager les douleurs et stimuler la production d’endorphines.
Durant cette phase, les séances douces comme le stretching, la mobilité, le yoga ou le Pilates permettent de maintenir le mouvement et le bien-être, tandis que le renforcement musculaire peut se faire à intensité modérée pour préserver la tonicité sans fatiguer le corps inutilement.
- Phase folliculaire
Après les premières journées de règles, les œstrogènes remontent progressivement. Cette phase apporte plus d’énergie, une meilleure récupération et une capacité physique accrue, ce qui rend le corps plus réceptif aux efforts.
C’est le moment idéal pour intensifier les séances : musculation avec charges progressives, HIT ou exercices techniques et introduction de nouveaux mouvements pour stimuler la progression. Le corps récupère mieux et peut supporter des charges plus lourdes, ce qui en fait une période propice à la force, à la coordination et à l’endurance.
- Phase d’ovulation
Au milieu du cycle, les œstrogènes atteignent leur pic, entraînant un niveau d’énergie élevé, une coordination optimale et un pic de puissance. Cette période est idéale pour les performances explosives et les efforts techniques. Cependant, l’augmentation des œstrogènes rend les ligaments légèrement plus souples, ce qui peut augmenter le risque de blessure si l’intensité est trop élevée ou les gestes mal exécutés.
Pendant l’ovulation, le corps peut donc être mis à l’épreuve avec des séances de force, de puissance ou de vitesse, ainsi que des tests de progression, tout en restant vigilante sur la technique.
- Phase lutéale
Après l’ovulation, la progestérone domine et la température corporelle augmente légèrement. Certaines femmes ressentent fatigue accrue, essoufflement plus rapide et inconfort et peuvent voir leur motivation diminuer. Durant cette phase, il est préférable de réduire légèrement l’intensité : musculation en volume plus léger et répétitions plus nombreuses, cardio modéré et exercices de mobilité ou de renforcement doux comme le yoga ou le Pilates. Cela permet de rester active tout en respectant la récupération et les sensations physiques.
Oui, toutes ces informations sont essentielles : elles permettent de mieux comprendre son corps, d’éviter de culpabiliser quand la motivation baisse et de savoir comment adapter son entraînement en fonction de son cycle. Mais le plus important reste d’écouter son corps et de s’ajuster selon ce que l’on ressent réellement. Chaque femme est différente et ce qui fonctionne pour l’une ne sera pas forcément adapté à l’autre.
Vous avez vos règles et vous vous sentez trop fatiguée ? Reposez-vous !
Vous vous sentez capable de courir un marathon ? Lancez-vous !
L’essentiel, mesdames, est de faire ce qui vous semble le plus juste pour vous, au moment donné. Et surtout n’hésitez pas à échanger avec nos coachs : ils sont là pour vous accompagner, ajuster vos séances et vous aider à progresser en respectant votre corps. Il n’y a aucune gêne à avoir, ces sujets sont naturels et font partie intégrante de votre pratique sportive.
Attendez la semaine prochaine pour notre article sur la ménopause !